Dix films pour voir New York sous tous les angles

30 novembre 2016

Hollywood est peut-être « la » ville du cinéma, mais New York et Paris sont les villes les plus filmées, chacune d’elle est une véritable star à elle toute seule. Pour partir sans s’envoler, pour se plonger dans les rues de New-York, que ce soit la 5° avenue, la plus huppée de ses artères, ou les sombres ruelles du Bronx, voilà une (très difficile) sélection de dix films où New-York joue un rôle essentiel. En musique, au son des mitraillettes de la mafia, en noir et blanc des années cinquante ou des reconstitution, en rose guimauve de ces films qui nous font pleurer, voici quelques un des meilleurs films new-yorkais (avec ici, une liste beaucoup, beaucoup plus complète). Ou quand le septième art devient le meilleur guide pour découvrir New-York sans bouger de son fauteuil (conseil, pour la séance ciné, remplacez les traditionnels pop-corns par un bagel and cream cheese ou un hamburger).

Se plonger dans les films new-yorkais permet aussi de voir comment la ville a évolué, au fil des ans. Avant, pendant ou après le World Trade Center, avant la Trump Tower… certains lieux ne changent pas, comme Central Park, ce sont les vêtements qui évoluent. New-York est une ville qui détruit beaucoup, de très nombreux immeubles anciens, que l’on aurait conservé en Europe, ont été sacrifiés pour construire de nouveaux gratte-ciels, plus modernes, plus hauts, plus chers.

La ville reconquiert ses quartiers abandonnés. Harlem commence, à la marge, à redevenir un quartier cossu, la ville est de plus en plus chère, les bouches de métro lâchent toujours des jets de vapeur, les réservoirs sur les toits et les escaliers en fer extérieurs marquent le souvenir de l’époque où New-York, en bois, brûlait facilement. Le Flat Iron, le Chrysler sont des silhouettes aussi reconnaissables que la tour Eiffel !  Guide de New York dans une main, télécommande dans l’autre, partez à la découverte de cette ville !

New York en comédies musicales

Broadway et ses « musicals », certains d’entre eux se sont joués pendant plusieurs années d’affilée (Cats, par exemple). New-York a aussi été chanté et dansé. Le film « New-York New-Yooork » est l’un de ces films musicaux les plus célèbres, mais voici nos préférés :

Saturday Night Fever

La révélation disco, John Travolta qui s’éclate sur le dance floor lumineux (et qu’il était mince et beau à l’époque), les chansons pas con des Bee Gees, un film culte qui a marqué une génération. On en a fait maintenant une comédie musicale en tournée en Europe, mais franchement, il faut oser se mesurer à Travolta !

Et on profite bien des paysages new-yorkais, quand Tony Manero arpente les rues de Brooklyn.

Fame

Barry Miller jouait un des copains de Tony Moreno dans la Fièvre du Samedi Soir, il est un des caractères principaux de ce film qui raconte le difficile parcours de huit étudiants d’une école d’arts, à la recherche de la « célébrité » (Fame en anglais). Une intrigue plus dense que le précédent, plus complexe avec les huit intrigues qui s’entremêlent, et une musique excellente !

Pour la plupart des acteurs, Fame restera leur plus grand film.

West Side Story

Plus ancien, West Side Story aurait pu être dans notre section « chefs d’oeuvre ». Ce Roméo et Juliette revu à la sauce new-yorkaise. Le quartier de l’Upper West Side, qui lui donne son nom, est situé entre Central Park et l’Hudson River, il commence à la très riche 59° rue, pour finir à la 100°, là où commence Harlem. Il abrite le Riverside Park, des immeubles aussi célèbres que le Dakota Building, mais c’est aussi dans le nord de l’Upper West Side que descendaient les bandes des quartiers plus défavorisés.

A l’époque de Léonard Berstein, l’auteur, le quartier était plus mélangé. West Side Story raconte l’affrontement de deux bandes de jeunes, tous immigrés de la seconde génération, mais les uns sont blancs, les autres latinos…

Des actrices et New-York

Breakfast at Tiffany’s

Bien qu’il existe une version colorisée, il vaut vraiment mieux regarder « Breakfast at Tiffany’s » dans sa version d’origine. Tiré d’un roman de Truman Capote, il offrira à Audrey Hepburn un des plus grands rôles de sa carrière, celui d’une jeune femme montée de son Texas à New-York pour fuir un mauvais mari et faire fortune… en trouvant un autre mari.

En attendant, tous les matins, en rentrant de soirée, elle passe admirer les vitrines d’un des plus grands joailliers de New-York, Tiffany. A la différence du roman plutôt amer de Capote, le film aura une fin heureuse.

Truman Capote souhaitait que le rôle soit interprété par Marilyn Monroe, qui refusa de jouer une prostituée.

Sept ans de réflexion

Cette comédie de Billy Wilder met en scène un éditeur new-yorkais, Richard Sherman, qui passe l’été en ville, tandis que sa famille profite de la fraîcheur du Maine. Comment va-t-il résister à la beauté affolante de sa nouvelle voisine, une splendide mannequin blonde, la même Marilyn Monroe ?

« That Girl » joue « la » scène de la bouche de métro… inoubliable, même si le film a vieilli.

Sex and the City

Brochette d’actrices pour ce film qui est d’abord une série, mais comment ne pas le mentionner dans cet article ?

Le New-York de Carrie Bradshaw, Samantha Jones, Miranda Hobbes et Charlotte York est celui de trentenaires célibataires et cherchant à ne pas être seules. La série d’HBO a fait beaucoup pour diffuser des images maintenant tellement attachées à New-York, comme le mug en carton de Starbucks bu dans la rue, ou les talons hauts sur des trottoirs un peu traitres ! Dix-huit ans après la diffusion du premier épisode, New-York n’a pas plus changé que Sarah-Jessica Parker et son appartement typique des brownstones !

Woody Allen

Woody Allen est à New-York ce que Djamel Debouzze est à Marrakech et de Funès à la France : à la fois amoureux de la ville, représentant et metteur en scène de l’humour juif new-yorkais, le cinéaste prolifique n’a pas tourné qu’à New-York, mais sa ville lui a inspiré ses meilleurs films !

Annie Hall

Ce film avec Diane Keaton est un chef d’oeuvre de drôlerie.

L’actrice, qui fur la compagne de Woody Allen, y porte un gilet d’homme qui lança une mode. Elle y joue surtout une femme dynamique et délurée, la seule capable de sortir – provisoirement – Woody Allen de ses neuvroses et de son pessimisme.

Manhattan

Ce film, tourné en noir et blanc, est l’ode d’amour de Woody Allen à sa ville et à un certain cinéma (celui de La Rose Pourpre du Caire). Il le présente comme un mix entre Annie Hall et Interiors. Il y a trois vedettes dans le film : la ville, Diane Keaton et le jazz, en particulier Gerswhin et Rhapsody In Blue.

Le pont de Queensboro, Central Park fournissent les décors de scènes mémorables. C’est un film à voir pour tomber amoureux de la ville.

Apprenti Gigolo

Dans ce film, Woody Allen n’est qu’acteur. Ecrit et réalisé par John Turturro, qui y joue un des rôles clés, le film met en parallèle trois New-York très différents : celui d’une médecin très appréciée, riche et désireuse d’avoir des aventures sexuelles, celui d’un libraire juif désargenté vivant en ménage avec une femme noire dont il a eu plusieurs enfants et le New-York des juifs orthodoxes, où vit Vanessa Paradis.

Ces vies vont se mélanger, briser des tabous, le tout avec un humour et une tendresse exceptionnels. Admirez la vue aérienne de Central Park qui ouvre la bande annonce !

New-York, c’est l’Amérique

Il était une fois en Amérique

Le film de Sergio Leone avec Robert de Niro (qui joue un rôle similaire dans « Le Parrain ») raconte l’histoire d’une bande de bandits new-yorkais à l’époque de la prohibition.

Il démarra dans le ghetto juif, et montre la ville sur une période de quarante ans, de 1920 à 1960. Situé principalement à Lower East Side, près du pont de Manhattan et de Brooklyn, il montre la dureté de la vie quand on est pauvre à New-York, la violence des gangs, leurs liens avec les syndicats, les politiciens… une épopée sombre menée de main de maître.

 

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