Itinéraires Martiniquais

Des vacances martiniquaises réussies, c’est un mélange d’activités qui permet de profiter de tout ce que l’île a à offrir :  un mélange de farniente à la plage, d’activités culturelles, de randos naturelles, de gastronomie et de sports de mer. Comment s’organiser au mieux pour bien profiter d’un séjour de dix jours, de deux semaines, sans trop bouger ?

Se déplacer en Martinique

Même si Madinina, l’île aux fleurs, n’est pas très grande avec une forme de gros concombre incliné qui fait au plus 70 kilomètres de long et 30 kilomètres de large, aucun point à plus de 15 kilomètres de la mer, il est inutile de faire trop de route !

Vue de la pointe du Diamant, côté mer, avec palmier au premier plan

La mer est omniprésente en Martinique, ici la Pointe du Diamant et « le Rocher »

Les transports en commun sont assez limités, ils se limitent aux taxis collectifs qui ne démarrent qu’une fois remplis (à moins que, pressés, vous décidiez de payer plusieurs places pour disposer de la voiture pour vous même). Si vous avez envie de visiter toute l’île, ce que nous vous recommandons, il est indispensable de louer une voiture.

Les loueurs locaux proposent des tarifs avantageux, plus bas que ceux des grandes sociétés de location internationales.

La conduite en Martinique

Même si l’ile est petite, elle connaît de nombreux embouteillages dans les villes, notamment aux heures de pointe. Alors que la vitesse moyenne « en temps normal » est de soixante kilomètres heure, elle tombe à 15 à 20 kilomètres heures au mauvais moment. Un point à garder en mémoire pour s’organiser et éviter ces embouteillages qui pourrissent déjà la vie en Métropole !

Véhicule lourdement chargé en Martinique

Attention ça peut tomber !

On croise aussi des véhicules étrangement chargés !

Les autres problèmes possibles sont plus liés à l’état des petites routes dans les terres. Attention à ne pas essayer d’imiter les conducteurs locaux qui conduisent (trop) vite car ils connaissent leurs routes par coeur. En particulier, en montagne, quelqu’un qui connait bien le trajet peut se permettre de doubler dans des conditions de mauvaise visibilité, parce qu’il surveille la route depuis longtemps et qu’il sait qu’aucun véhicule ne vient en face. Ne vous y risquez surtout pas. Vous trouverez plus de détails et de conseils sur cette page dédiée à la Martinique.

L’île se partage en une partie nord et une partie sud assez différentes. Mais on trouve au nord comme au sud de très belles plages. Aussi nous vous recommandons de partager votre séjour en deux parties, avec deux hébergements, un au nord et un au sud. Cela limitera la route, et vous permettra de profiter au mieux des paysages.

L’arrivée en Martinique se fait sur la partie sud

L’aéroport de la Martinique est situé à douze kilomètres de Fort de France, dans la commune du Lamentin, dans la partie sud de l’île. C’est une bonne raison pour commencer son périple par quelques jours au sud.

En effet, les vols directs, assurés principalement par Air France, Air Caraïbes et Corsair durent entre 8h30 et 9h. En arrivant à la Martinique, vous avez 5 heures de décalage horaire en hiver, six en été (la Martinique n’applique pas l’horaire d’été). Pour peu que vous ne soyez pas à l’aise pour dormir en avion, vous serez assez fatigué par le décalage horaire.

(Notre conseil : le premier jour, quoi qu’il arrive, ne dormez pas avant d’avoir dîné. En vous forçant à rester éveillé jusque vers 22 heures, votre corps aura tellement besoin de dormir qu’il absorbera naturellement le décalage horaire).

St Henry vu côté mer, à partir du ponton

St Henry, à l’Anse d’Arlet, est particulièrement beau à la lumière du couchant

Ne forcez pas trop non plus… inutile de commencer une visite intensive dans l’après-midi. Contentez vous de louer votre voiture, si vous ne restez pas à Fort de France, et de rejoindre votre hôtel, avec un petit saut à la plage.

Le tour du Sud, plage et un peu culture

L’idéal ? Une première nuit vers Rivière Salée ou Sainte Luce, qui va vous permettre d’explorer ensuite tranquillement le sud, en particulier la superbe plage des Salines, la pointe Diamant et son rocher, et le musée de la Canne.

Au Diamant, vous ferez un détour par la plage de l’Anse Cafard et son mémorial Cap 110, érigé en 1998 pour les 150 ans de l’esclavage.

 

 

Il représente 15 statues blanches, tournées vers l’Afrique et commémore le dernier naufrage négrier, en 1830, qui vit périr quarante deux esclaves et quatre blancs. Le bateau de traite, clandestin, ne fut jamais identifié, et les morts anonymes furent les derniers d’une longue succession de naufrages. Les 15 statues font chacune 2m50 de haut, sont massives et trapues, et de couleur blanche, la couleur du deuil en Caraïbes.

Amateur d’histoire, vous passerez à la Pagerie, la maison historique de Joséphine de Beauharnais, amateur de beaux paysages et de photos vous longez la côte, apprivoisez le paysage, les multiples anses et criques qui parsèment la côte, comme l’Anse Noire.

Vous pouvez aussi prendre un bateau et partir à la découverte des dauphins, si vous avez de la chance, ou réserver cela à la partie nord, avec ses randonnées qui finissent dans des criques atteignables par bateau seulement.

Le jardin de Balata, près de Fort de France

Le logo, un colibri et un hibiscusLa dernière journée dans le « sud » sera consacrée à la visite de l’extraordinaire jardin de Balata, qui vaut bien qu’on y consacre une journée entière. Ce véritable jardin d’Eden est de création récente, puisque c’est seulement en 1982 que Jean-Philippe Thoze commence à développer ce jardin botanique autour de la maison créole de sa famille.

Gros plan d'une rose de porcelaine éclose

La Rose de Porcelaine (Etlingera elatior), originaire de Malaisie, est un des ornements de Balata

Quarante ans après, les pentes des collines de Balata s’ornent d’une végétation tropicale luxuriante, d’origine caraïbe, comme les palmiers, les anthuriums, les hibiscus, les héliconias, de nombreuses orchidées… que visitent les colibris.

En collectionneur, JP Thoze a aussi ramené de nombreuses plantes de différentes parties du monde, les jardins comptent ainsi un centaine d’espèces de palmiers et de nombreux bambous.

Au fil des années, le jardin s’enrichit de nombreuses plantes (aujourd’hui la collection complète compte plus de 3.000 espèces) et développe des parcours et des activités comme une balade dans les arbres, sur des passerelles qui permettent de voir le site d’en haut et de découvrir les frondaisons, de l’intérieur.

Les jardins sont ouverts tous les jours de 9h à 18h (dernière admission à 16h30, mais franchement, ce serait dommage d’y passer aussi peu de temps, d’autant plus que l’entrée reste assez chère, 12 € 50 par personne).

A l’entrée, le restaurant La Luciole vous accueille pour le déjeuner, de 11h30 à 14h30, un snack est ouvert de 10h à 16h.

Vue d'ensemble sur le jarind de Balata

Vue panoramique sur Balata, au creux des collines

A 18h, il est temps de continuer la route, pour trouver votre point de chute dans le nord.

Le Nord, l’histoire et les randonnées

Visites et musées

La partie nord de l’île, qu’on appelle aussi Basse-Terre, est celle qui offre le plus de visites culturelles et de souvenirs de l’ancienne Martinique.

Bien évidemment, à Saint-Pierre, vous pourrez visiter les vestiges de la ville telle qu’elle a été entièrement détruite par l’éruption de la Montagne Pelée en 1902, avec le cachot qui a protégé un prisonnier, devenu des deux seuls survivants de la catastrophe (et qui a dit que le crime ne payait pas ?).

Le sommet de la montagne Pelée, dans les nuages

De simples nuages ont remplacé les fumerolles de 1902

Tout aussi magnifique que Balata, mais très différente, le jardin de l’habitation Latouche avec son petit jardin aux papillons.

Dans cette partie de l’île, plus montagneuse, c’est le moment de faire des randonnées au coeur de « l’enfer vert », comme celle qui permet d’atteindre, en 4 à 5 heures de marche, le sommet du Morne Jacob,  mais aussi de profiter des eaux pures pour plonger.

Band de poisson dans une eau turquoi

Un banc de poisson nage à travers les restes de l’Amélie, bateau coulé lors de l’éruption de 1902

La dernière randonnée, incontournable, est celle de la « Trace Nord », de Grande Rivière à Grande Couleuvre, avec un retour en barque de pêcheur. Elle traverse la forêt tropicale, ses immenses fougères, ses grands arbres.

 

Vue du sommet des arbres

La forêt tropicale qui recouvre les montagnes du nord

Retour au sud avant le départ

La Maison Clement

L’imposante maison Clément

Quelques visites encore, comme la maison Clément, Fort de France et son musée archéologique, la bibliothèque Schoelcher, la Cathédrale et Grand-Marché.

La particularité de la maison Clément, c’est que le musée, installée dans l’ancien manoir colonial, est au coeur de la rhumerie, toujours en activité. On peut donc passer d’une visite historique à une dégustation !

Derniers achats, dernière journée de plage… à très bientôt en Martinique.

Plage à contre jour avec barques

La plage du Bout du Bout

 

PS :  un grand merci à Madikéra, un amoureux de la Martinique dont le site est particulièrement riche en informations pour ceux qui veulent visiter l’île.

Idées pour un voyage, Loisirs et découvertes

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